REER: 4 erreurs courantes à éviter

25 Nov 2013

L’auteur Dale Jackson, sur le blogue Pay Day, présente à ses lecteurs des erreurs courantes à éviter lorsque vient le moment d’investir dans son régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Budget Express vous en propose aujourd’hui sa propre adaptation, dans l’objectif évident de vous aider à ne pas cracher sur de précieux dollars…

En guise de rappel, sachez que le REER donne droit à une déduction fiscale. Autrement dit, le gouvernement vous autorise à déduire de votre revenu imposable le montant que vous investissez dans un REER, réduisant ainsi dans une certaine proportion votre impôt à payer. La plus-value enregistrée, l’intérêt reçu, les dividendes obtenus à l’intérieur du REER fructifient à l’abri de l’impôt. En fait, tout revenu accumulé dans le régime est exempt d’impôt pendant la période où les fonds y demeurent bien campés.

Quelles sont donc certaines des erreurs à éviter à ce sujet ?

1) Ne pas y piger lorsque salarié

Idéalement, personne ne devrait retirer des sommes de son REER, puisqu’elles sont imposées à la source dès le retrait effectué. Au Québec, un retrait de moins de 5000 dollars se voit amputé de 5 % au fédéral et de 16 % au provincial. Les impôts à payer pourraient être encore plus importants au moment de faire votre déclaration fiscale, puisque la somme additionnelle reçue du REER s’ajoute aux autres revenus gagnés, entraînant possiblement à la hausse votre taux marginal.

Dans un autre ordre d’idées, le fait de retirer quelques milliers de dollars de votre REER vous prive des rendements que vous auriez pu obtenir sur ceux-ci durant plusieurs années, voire des décennies. Certains programmes bien conçus peuvent cependant justifier un retrait à partir du REER: le Régime d’accession à la propriété (RAP) ou le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP).

2) Ne pas laisser vos contributions en encaisse

Mieux vaut ne pas laisser sa plus récente cotisation végéter en encaisse, dans sa forme noninvestie. Profitez plutôt de la capacité de ce régime enregistré à faire croître votre épargne à l’abri de l’impôt. Travaillez pour bâtir un portefeuille équilibré, diversifié et qui respecte votre tolérance au risque. Informez-vous pour bien comprendre les frais qui vous seront facturés implicitement, et pour comprendre la rémunération du conseiller en services financiers que vous avez choisi.

3) Ne pas oublier de réclamer votre déduction d’impôts

Si vous oubliez d’indiquer votre contribution REER sur la ligne appropriée de votre déclaration d’impôts, vous n’obtiendrez pas le crédit escompté. Organisez-vous en conséquence. Assurez-vous d’avoir toutes vos pièces justificatives en main avant de débuter votre processus fiscal. Sachez aussi qu’une contribution effectuée cette année peut être utilisée lors d’une année ultérieure, lorsque vos revenus seront supérieurs à ceux de l’année en cours, par exemple.

4) Ne pas gaspiller le précieux remboursement obtenu

Celui-ci pourrait être utilisé de bien des façons: pour acquitter vos factures en suspens et
éliminer le solde de vos cartes de crédit, pour bâtir votre fonds d’urgence, pour investir dans l’avenir de vos enfants ou pour faire un versement anticipé sur votre prêt hypothécaire, par exemple. De grâce, ne gaspillez pas ce précieux remboursement: utilisez-le pour renforcir votre situation financière à même les moyens fournis par les différents paliers gouvernementaux!




DOMINIQUE LAMY
Suivez-moi sur Twitter: @domlamy

Publié dans Blogue, Chronique financière

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