Le budget et l’épargne pour contrer les achats impulsifs!

26 Sep 2012

Selon un rapport publié par BMO Groupe Financier, les achats impulsifs exercent assurément des pressions sur la situation financière des ménages canadiens. Ce sondage effectué par la firme Pollara révèle que la majorité des participants (59%) font des achats impulsifs, que la moitié (52%) regrettent leurs achats après coup et que 43% dépensent parfois plus qu’ils ne gagnent en un mois.

Ainsi, chaque année, les Canadiens dépensent en moyenne 3720$ pour des articles superflus, et les hommes dépensent plus du double que les femmes. En moyenne, les Canadiens dépensent 310$ par mois pour des articles qu’ils veulent sans en avoir besoin et sont d’avis qu’ils pourraient économiser plus des deux tiers de ce montant s’ils faisaient l’effort de limiter leurs dépenses.

Pire, une majorité de Canadiens magasinent parfois pour améliorer leur humeur. De ce fait, ils achètent parfois un article dont ils n’ont nul besoin (60%) ou simplement parce qu’il est en solde (55%).

Les achats impulsifs les plus courants des Canadiens au cours de la dernière année ont été des vêtements (57%), des repas au restaurant (52%), des chaussures (39%), des livres ou des magazines (38%) et de la musique nov 28, 2014, ou des films (31%). Un Canadien sur cinq (19%) aurait également acheté impulsivement des biens de consommation technologiques au cours de la dernière année.

« Les soucis financiers découlent souvent d’importantes dépenses impulsives ponctuelles, mais les dépenses quotidiennes peuvent s’avérer les plus nuisibles pour les finances à long terme du ménage. Dans la plupart des cas, les achats impulsifs sont des transactions émotionnelles. Se fixer des paramètres et faire le suivi de ses dépenses quotidiennes peut aider le consommateur à freiner ses comportements susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur sa situation financière » a déclaré Lily Capriotti, vice-présidente, BMO Banque de Montréal.

Les conséquences des achats impulsifs

• D’après le rapport, un tiers (31%) des Canadiens ont dû emprunter de l’argent ou contracter un prêt pour régler des dépenses non essentielles, 23% étant incapables d’acheter quelque chose dont ils avaient besoin parce qu’ils avaient effectué des dépenses superflues.

• Ces habitudes sont plus répandues chez les plus jeunes Canadiens. Un Canadien sur trois (33%) de moins de 30 ans a été incapable d’acquérir quelque chose dont il avait besoin parce qu’il avait effectué des dépenses superflues.

• Même les répondants à haut revenu ont subi les conséquences de leurs dépenses superflues. L’étude dévoile que 19 % des membres d’un ménage cumulant un revenu annuel d’au moins 100000 $ ont été incapables de s’offrir quelque chose qu’ils voulaient parce qu’ils avaient au préalable fait des achats non essentiels

Quoi faire pour garder la maîtrise de vos finances personnelles?

« Les chiffres démontrent que les Canadiens reconnaissent qu’ils peuvent économiser des centaines de dollars par mois et des milliers de dollars par année en réduisant leurs dépenses non essentielles. Le rapport indique cependant qu’une personne sur cinq seulement revoit ses dépenses non essentielles à la fin de chaque mois, ce qui veut dire que certains peuvent ne pas se rendre compte des sommes consacrées à des dépenses superflues », de poursuivre Madame Capriotti.

Bref, et dans l’objectif de contrôler ce type de dépenses superflues, mieux vaut s’outiller d’un logiciel pour suivre son budget mensuel.

Un budget personnel peut facilement se réaliser en 20 minutes, une fois toutes les informations nécessaires à sa complétion colligées. Cet investissement de temps est un «désagrément» plutôt mince comparativement aux sept bonnes raisons de réaliser son budget personnel.

Mon intention d’aujourd’hui n’est pas de vous obliger à éliminer ce café matinal acheté chez votre détaillant préféré, ni de vous faire prendre conscience qu’un dollar dépensé est un dollar de moins dans vos poches. Par contre, épargner implique de faire des sacrifices.

Le fait de se fixer des objectifs d’épargne se veut d’ailleurs un excellent moyen de se discipliner pour ainsi éviter de dépenser inutilement. Pour se faire, je vous invite à relire les cinq stratégies pour démarrer ou consolider votre plan d’épargne.

Source: BMO Groupe Financier



DOMINIQUE LAMY
Suivez-moi sur Twitter: @domlamy

 

Publié dans Blogue, Chronique financière

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.